VIème Anniversaire de la fête des Saints Innocents.

Sur: 4 janvier 2019

– Mesdames et Messieurs,
– Distingués invités

En ce mois jubilaire de la vie et de la création de l’église catholique du Gabon, c’est avec conviction courage et persévérance que nous poursuivons la célébration de cette fête des saints innocents dédiée à la mémoire des enfants assassinés, mutilés et disparus au Gabon. Au nom de l’ensemble de toutes les familles victimes et affectées par ce phénomène barbare, avec force nous remercions Dieu Tout Puissant, et tous ceux qui ont contribué à la réalisation de cette cérémonie. Notre communication sera très brève et portera sur 2 points.
– Le contexte actuel du phénomène des crimes rituels;
– La présentation brève de notre site internet ;

A/ – Le contexte actuel du phénomène des crimes rituels
En reprenant la parole pour vous livrer cette communication qui marque la journée nationale des martyrs. A titre de rappel, c’est une manifestation retenue par la conférence Episcopale du Gabon à travers la commission « Justice et Paix » en partenariat avec l’ALCR et élargie aux autres confessions religieuses : protestantes, musulmanes et églises de réveils signataires du mémorandum du 10 mai 2013. L’objectif commun de cet engagement était d’attirer l’attention du peuple sur cette forme de violence extrême : les crimes rituels. Le sang des innocents coule toujours au Gabon.
Ce phénomène persiste malgré les dénonciations. Pendant que les occidentaux exploitent le pétrole appelé « l’or noir », pour faire avancer l’humanité, au Gabon, on exploite « l’or blanc » c’est-à-dire le trafic d’ossements humains et mutilation des organes sexuels pour arrêter l’humanité. C’est l’homme politique qui est au centre de ces actes odieux et inhumains. Aujourd’hui, c’est la principale source financière de certains jeunes sans emploi dans plusieurs provinces du pays. Deux places fortes du trafic de crânes humains la Ngounié et l’Ogooué Lolo connues des autorités judicaires aux mains liées et impuissantes. (Journal Faits divers du 24 octobre 2018 p .4).
Plusieurs élèves du C E S d’AKEBE sont portés disparus depuis le mois de mai 2018. L’effectif des enfants disparus varie selon les témoignages: La presse gouvernementale (2) élèves, le palais de Justice (3 à 4) élèves, le Gouvernement (3 à 4) élèves, la télévision TV5 monde et les réseaux sociaux (15) élèves. A quel niveau se situe l’enquête ? Que fait l’Etat qui a ratifié et signé plusieurs conventions et Chartes en matière des droits de l’Enfant? Pourquoi l’omerta de la commission nationale des droits de l’homme et l’Observatoire des droits de l’Enfant sur les crimes rituels?
Certes, le fléau persiste, tant que les pratiques fétichistes, l’amour de l’argent facile, les biens matériels, le tribalisme, la pauvreté, l’impunité, l’absence des libertés, l’insécurité prennent de l’ampleur chez nous, les crimes rituels règneront toujours. Nos autorités doivent plutôt orienter les populations vers l’essentiel : l’éducation de façon plus globale ; l’école de Jules Ferry en inculquant à la jeunesse les valeurs ; la citoyenneté, le respect de l’autre, des parents, des Enseignants, du travail bien fait, de la justice, de l’Amour du prochain, la solidarité etc. Qu’ils s’engagent à respecter et à faire respecter ces valeurs pour l’avenir de nos enfants.
B/ La présentation de notre site internet.
Apres plusieurs années de lutte pour une seconde fois, nous venons de mettre à la disposition de la communauté nationale et internationale le fruit de notre modeste travail à travers un site internet. Nom du site : https//www.alcr-ga.org
Nous voulons échanger nos expériences avec toute personne de bonne moralité pour interpeller l’Etat Gabonais de respecter ses engagements en matière du droit à la vie, et à la dignité humaine. Nous sommes assoiffés de Justice et de Paix. Malgré les persécutions, les menaces, les diffamations, les calomnies etc. la lutte continue.
Mesdames et Messieurs,
La vie de l’homme est sacrée. Les crimes rituels qui font rage dans notre pays détruisent nos familles, affaiblissent notre population et ternissent l’image du Gabon à l’étranger.
Le Gabon est dans la tourmente, l’année 2019 sera marquée par plusieurs bouleversements politiques. Demandons au Seigneur d’anéantir les réseaux criminels et leur conversion. Qu’il nous donne les dirigeants intègres, nationalistes et purs capables d’éradiquer ce fléau. Ces méchants ignorent « l’Amour, la méritocratie et le Pardon ». Ils encouragent les abominations et rependent la peur sans se réconcilier à Dieu, l’Etre Suprême.
Libérer la justice pour bâtir un Gabon nouveau ! Arrêter cette culture de la mort. Nous parviendrons à accorder une importance à nos valeurs pour faire avancer la Nation et vivre dans la Paix. Ensemble unissons-nous, hommes de bonne volonté pour lutter contre l’insécurité, l’injustice, l’impunité et toutes formes de violence envers les personnes. Les ténèbres ne peuvent pas éteindre la lumière. « Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux. Un temps pour tuer, un temps pour guérir, un temps pour pleurer, un temps pour rire etc. » Ecclésiaste 3,1-3. Ne perdons pas espoir, le Seigneur agira en vérité. Au nom de l’Amour universelle, nous allons vivre dans la Paix.
Que Dieu bénisse et libère le Gabon des forces du mal…
​​​ Je vous remercie.

 

Lieu

  • Emplacement : Libreville

Détails de l'évènement

  • Rendez-vous amoureux : 12/28/2018
  • Temps : 06:00 PM à 08:00 PM
  • Téléphone : 0024107360857
  • Site Internet : www.alcr-ga.org